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Le Tibet souffre  24/07

En ces heures sombres pour le Tibet, ayons une pensée reconnaissante pour tout ce que la culture Tibétaine apporte au monde par sa diaspora, et le plus éminent de ses représentants: le DalaÏ Lama.

 

En écoutant divers commentateurs de l’actualité internationale sur la stratégie politique du gouvernement en exil Tibétain, je réalise néanmoins comme cette culture est mal comprise. Certains se demandaient ainsi si le Dalaï Lama allait infléchir sa position de « la voie du milieu » face à brutalité du gouvernement chinois.

 

La voie du milieu n’est pas une posture politique. Elle est dans le bouddhisme et dans bien d’autres traditions spirituelles et philosophiques un principe fondateur de la vie. Le nom d’e-quilibres s’y réfère clairement.

On peut penser qu’à moins que le sens de la vie n’évolue la semaine prochaine, le Dalaï Lama n’infléchira pas sa position.

 

Quant à la brutalité du gouvernement Chinois, souvenons nous qu’au début de l’invasion Chinoise il s’agissait d’un véritable génocide, avec, pendant les années Maoïstes, une tentative d’effacer toute forme de religion par la torture des moines.

C’est avec beaucoup de tristesse que nous constatons que la culture chinoise qui a produit les arts énergétiques les plus aboutis (Le Qi-Gong par exemple) et une médecine qui a énormément à nous apprendre, est toujours gouvernée avec aussi peu de discernement. Selon les préceptes du Dalaï Lama, c’est uniquement en tendant la main au peuple chinois que le conflit se dénouera.

 

On parle beaucoup de boycottage, de représailles de toutes sortes. Et si le plus grand courage pour soutenir le Tibet consistait à mettre un peu plus dans notre vie de cette philosophie de bonté et de paix qu’incarne la culture tibétaine …

 

Voici donc quelques méditations que nous propose le Dalaï Lama :

 

La véritable essence de l’être humain est la bonté. Il existe d’autres qualités provenant de l’éducation, du savoir, mais il est essentiel, si l’on veut devenir un véritable être humain et donner un sens à son existence, d’avoir un cœur bon.

 

La paix de l’esprit s’enracine dans l’affectation et la compassion. Cela requiert un très haut degré de sensibilité et d’affection.

Chacun est maître de son destin, c’est à nous de créer les causes du bonheur. Il en va de notre responsabilité et de celle de personne d’autre.

Pour diminuer la souffrance, il faut distinguer entre la douleur propre à la douleur, et celle que nous créons rien qu’en y pensant. La peur, la colère, la culpabilité, la solitude et le désespoir sont autant de réactions émotionnelles susceptibles de l’intensifier.

Souvent, au moindre écueil, nous rétrécissons notre vision.

Approcher l’existence avec souplesse est une recette fondamentale de l’équilibre. L’équilibre, le savoir-faire, et le soin d’éviter les extrêmes,  ce sont là les données capitales de la vie quotidienne.

 

Réfléchissons à ce qui possède vraiment une valeur, à ce qui donne un sens à notre vie, et ordonnons nos priorités en conséquence.

 

La chaleur humaine permet l’ouverture. Vous découvrirez que tous les être humains sont comme vous, tout simplement.

 

Une famille en influencera une autre, puis une autre encore, puis dix, cent, mille, et toute la société s’en portera mieux.

 

Des notions comme « ma nation », « ta nation », « ma religion », « ta religion » sont devenues secondaires. Il faut au contraire insister sur le fait que l’autre vaut autant que vous. C’est cela l’humanité ! Voilà pourquoi il nous faut reconsidérer notre système éducatif.

 

Quelle que soit votre vénération pour les maîtres tibétains et votre amour pour le peuple tibétain, ne dites jamais du mal des Chinois. Le feu de la haine ne s'éteint que par l'amour et, si le feu de la haine ne s'éteint pas, c'est que l'amour n'est pas encore assez fort.


Eric Richalley
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Eric Richalley  28/03/2008
Bonjour Anémone, Votre commentaire illustre parfaitement l’immense difficulté d’appréhender le concept de compassion universelle. Notre déchirement et notre compassion face à la souffrance des tibétains nous poussent à rechercher des moyens rapides d’y mettre un terme. Est-ce que « faire pression » sur les chinois est contraire aux préceptes bouddhistes, il me semble que tout dépend ce que l’on entend par faire pression. Pour être caricatural, on pourrait dire que l’objectif n’est pas de se taire, bien de dire aux chinois qu’ils font fausse route, mais de leur dire avec amour, et non de leur dire avec haine. Il s’agit non pas de les contraindre à changer d’avis, aucune contrainte n’est durable, mais de leur offrir, par l’ouverture et par la joie, l’envie de changer d’avis. Utopique, inefficace ? A nos yeux d’occidentaux certainement. Aux yeux de quelqu’un pour lequel la réincarnation est un concept banal et naturel, pour lequel l’ego n’existe pas, la relation au temps, à la souffrance, et bien sûr la relation à la mort, n’a pas du tout la crispation et la peur qu’elle nous inspire. L’ouvrage que vous citez de Nathalie Chassériau est en effet une remarquable introduction au Bouddhisme.

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