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Commentaires
Eric Richalley  28/03/2008
Bonjour Anémone, Votre commentaire illustre parfaitement l’immense difficulté d’appréhender le concept de compassion universelle. Notre déchirement et notre compassion face à la souffrance des tibétains nous poussent à rechercher des moyens rapides d’y mettre un terme. Est-ce que « faire pression » sur les chinois est contraire aux préceptes bouddhistes, il me semble que tout dépend ce que l’on entend par faire pression. Pour être caricatural, on pourrait dire que l’objectif n’est pas de se taire, bien de dire aux chinois qu’ils font fausse route, mais de leur dire avec amour, et non de leur dire avec haine. Il s’agit non pas de les contraindre à changer d’avis, aucune contrainte n’est durable, mais de leur offrir, par l’ouverture et par la joie, l’envie de changer d’avis. Utopique, inefficace ? A nos yeux d’occidentaux certainement. Aux yeux de quelqu’un pour lequel la réincarnation est un concept banal et naturel, pour lequel l’ego n’existe pas, la relation au temps, à la souffrance, et bien sûr la relation à la mort, n’a pas du tout la crispation et la peur qu’elle nous inspire. L’ouvrage que vous citez de Nathalie Chassériau est en effet une remarquable introduction au Bouddhisme.
anémone  27/03/2008
Bonjour. Je n'ai pas la culture bouddhiste ou chrétiennne qui me permette de commenter vos écrits mais très sensibilisée à la souffrance du peuple tibétain j'éprouve le besoin de témoigner. Il me semble que ce peuple va disparaître si le reste de l'humanité n'en prend pas conscience. Alors comment l'aider tout en restant fidèle à son idéologie de non-violence? Bien-sûr chacun peut essayer d'intégrer les préceptes bouddhistes à sa vie de tous les jours et notre civilisation en serait transformée. Mais cela n'aidera pas dans l'immédiat ces jeunes moines qui se révoltent parce qu'ils n'ont pas trouvé d'autre moyen de protéger ce qui reste de leur culture. Le gouvernement chinois ne renoncera à cette oppression qu'en fonction de l'opinion mondiale et des pressions économiques. Cela ne me paraît pas en contradiction avec les préceptes bouddhistes. "Si vous ne pouvez aider les autres, au moins ne leur faites pas de mal" le XIV dalaï-lama( Bouddhisme au quotidien - Nathalie Chassériau)
Daniel Martin  26/03/2008
Bonjour, merci pour vos commentaires. La position du Dalaï Lama nous rappelle en effet celle du Mahatma Ganghi, mais la démarche de Gandhi a eu des conséquences bénéfiques rapides car il s’opposait à une démocratie. Ce n’est pas le cas du Dalaï Lama, il en est bien conscient. Par contre, une telle démarche de non violence laisse une trace profonde et durable dans l’inconscient collectif de l’humanité. La dernière trace de cette nature qui ait impacté la culture occidentale est effectivement. « Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Ce message est toujours bien connu, mais son sens s’est énormément dilué dans notre culture. Personnellement, je suis très intéressé par la démarche de Jean-Yves Leloup qui explore avec une rare érudition les symboles originels de la chrétienté, bien mieux conservés chez les orthodoxes que chez les catholiques, et leur donne éclairage de thérapeute tout à fait passionnant. On trouve également cette démarche chez Annick de Souzenelles.
Marie-helene faures  25/03/2008
Bonjour Daniel Martin, Merci de votre article sur le Tibet, en souffrance. Une fois de plus, le choix de la non-violence fait par un leader politique et spirituel de ce monde vient de l'Est et de l'Asie et une fois de plus, c'est, après le Mahatma un bel exemple pour nous Occidentaux que l'Energie de L'amour universel est la seule force valable face à la violence. Et quand on voit le nombre de signatures récoltées par Avaaz, on ne peut que se féliciter que cela soit entendu par tant d'Europeens mais pourquoi cet engouement si positif pour le Tibet n'a t'il que si peu de conséquence ici ( côté média, exotisme) je veux dire dans notre vie de tous les jours, face à son prochain, son voisin, sa femme? Pourquoi cet exemple donné ne pourrait t'il pas faire levier et permettre enfin à tous de prendre conscience que la plus belle leçon que nous donne ce peuple c'est que tout est en nous tous, que nous contenons le monde en nous et qu'il est plus que tant de se changer, nous, individuellement, en pleine conscience pour changer le monde. Il est temps de" penser globalement,agir localement en pleine conscience" : c'est pour moi la plus belle et forte leçon que ce peuple peut nous apprendre. Dans la douceur du moment présent, Marie-Hélène Faurès
ailan  24/03/2008
Bonsoir, L'Amour n'est pas assez fort pour éteindre le feu de la haine...en effet, cette nouvelle agression contre le peuple tibétain doit nous inciter, plus que jamais, à multiplier les gestes d'amour dans notre quotidien et de ne pas perdre notre énergie à fustiger leurs agresseurs..."Pardonnez-leur parce que ils ne savent pas ce que ils font"...ne tombons pas, en réaction, dans la haine à notre tour et n'ajoutons pas de la haine à la haine. Ce qui survient au Tibet est encore une belle leçon pour l'humanité, respectons la lutte et la dignité des Tibétains. Il n'y a que l' Amour qui sauvera ce que il y a à sauver... Bien à vous. Cordialement. Alain
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